A propos de l’éducation 4 

« La précarité du continent donne à penser. Partout sont tenues des conférences, sur le développement et de plus en plus sur le développement durable. Mais comment penser le développement si l’humain, l’acteur premier et indispensable du développement est abandonné, meurt dans le désert, sur la mer, de faim, prisonnières/prisonniers de barbaries terroristes. Le progrès et la transformation d’une société sont une entreprise qui, ne peut qu’être envisagée que par un individu libre et responsable. Or seule une éducation de qualité, capable d’ouvrir l’être à lui-même, à l’autre, et au monde, une éducation capable d’éclore en chaque individu toutes ses potentialités,  qui le rend libre et responsable. Ainsi l’urgence et la nécessité pour nous éducateurs/éducatrices d’Afrique de faire de nos institutions éducatives des lieux capables d’éveiller et d’éclore, de canaliser et de guider les enfants à actualiser progressivement leurs potentialités et toutes leurs capacités inventives pour une Afrique meilleure »

(Un modèle éducatif pour l’Afrique aujourd’hui. La Philosophie de l’éducation selon John Dewey, Page 30)

Un regard sur l’education et l’initiation, pratique ancestrale a revisiter:

“l’initiation vise l’intégration progressive de chaque individu dans son être, dans son histoire, dans sa culture et dans son milieu pour en faire un adulte et un membre de sa communauté. Non pas un membre quelconque, mais un membre responsable et libre de la communauté. Un membre capable de porter, d’intérioriser et de faire progresser l’héritage socioculturel. C’est grâce à l’initiation comme camp d’éducation à la vie, que le clan se pérennise, que son histoire et sa culture traverse les âges”.

((Un modèle éducatif pour l’Afrique aujourd’hui. La Philosophie de l’éducation selon John Dewey, Page 26)

A propos de l’éducation 3

Une éducation réussie, ouvre au développement, car développement et éducation sont indubitablement liés. Nous sommes persuadés qu’une véritable éducation ne forme pas des intellectuels stériles et improductifs. Notre conviction est qu’un Etat qui donne la chance à ses citoyens de s’instruire, qui les aide à acquérir le savoir, savoir-faire et le savoir vivre ensemble, leur donne les moyens de se réaliser, et de réaliser une existence humaine épanouie.

(Un modèle éducatif pour l’Afrique aujourd’hui. La Philosophie de l’éducation selon John Dewey, Page 37)

A propos de l’éducation, 2

« L’enfant qui entre dans un monde complexe a le droit d’y être guidé pour pouvoir s’y situer avec aisance et y exprimer ses potentialités. Il a donc le droit de recevoir une connaissance mieux, un savoir-faire approprié pour être lui aussi agent de son existence, responsable conscient du devenir de l’héritage socioculturel de sa nation et de l’humanité »

(Un modèle éducatif pour l’Afrique aujourd’hui. La Philosophie de l’éducation selon John Dewey, Page 36)

A propos de l’éducation

« Mais de quoi s’agit-il quand on parle de l’éducation ? Interrogeons l’étymologie, d’où jaillissent très souvent la vraie signification, le sens authentique d’un mot. Qu’en est-il de l’éducation ? En effet, e-ducere du latin, ce mot signifie « conduire hors de », éduquer c’est donc conduire un individu d’un état à un autre. C’est conduire l’enfant de cet état d’indépendance totale pour qu’il devienne un sujet. Un sujet capable de relation avec l’autre, parce que libre et responsable. L’éducation est donc un chemin et un passage. Non pas un passage ponctuel, mais continuel, il s’étend sur toute la vie, l’accompagne, l’oriente et lui donne sens. Un chemin dont chaque point d’arrivée est de nouveau un point de départ. Car il s’agit de « se mettre à jour », de s’actualiser et de s’adapter à un monde qui est en constante mutation »

(Un modèle éducatif pour l’Afrique aujourd’hui. La Philosophie de l’éducation selon John Dewey, Page 04)

Je suis forte donc je suis. La devise des femmes africaines. L’adresse de la peintresse congolaise Moseka Yogo Ambake

Oui, les femmes sont fortes, puissantes, dans les conditions les plus dures elles font vivre la famille…et j’en suis témoin. Un admirable article sur une puissante personne. Merci du temps consacre à chercher et à partager ces profils importants à connaitre par nous, par nos enfants et leur enfant…Puisqu’une fois connue, nous sommes désormais porteuses et porteurs de ces histoires. Des histoires qu’il nous faut désormais porter et transmettre, protéger et faire grandir.
Toutes mes amitiés chère Ngwane

Féminine Afrique

30 min. Voilà le temps le temps que j’ai passé pour trouver des infos sur une grande dame de la peinture congolaise. Le temps de rien et le temps de beaucoup en même temps. Par curiosité j’ai regardé ce qu’on pouvait faire en 30 min et croyez-moi ou croyez-moi pas, il y a des articles qui vous disent comment occuper votre temps en 30 min.

Pourquoi c’est marquant ? C’est simple. Imaginez que votre vie s’arrête, et que pour la résumer, 30 min suffisent. Vous me direz dans votre/notre cas, notre époque le risque est moindre. Nos réseaux sociaux nous tirerons l’exercice de mémoire à au moins une semaine. Mais, même si nous sommes évidemment d’une grande importance pour nous et pour nos proches, nous ne sommes pas tou.te.s des artistes qui avons fasciné l’imaginaire collectif du continent.

Pourquoi je m’attarde sur ce détail ? Eh bien, parce qu’en voilà…

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Lettre du Docteur Franklin Nyamsi au Journal Français Marianne: » Je n’ai Rien contre la France, mais j’ai Tout contre la Françafrique »

LES ANALYSES DU PROFESSEUR FRANKLIN NYAMSI WA KAMERUN

LETTRE AU JOURNAL FRANÇAIS MARIANNE

« Je n’ai rien contre la France, mais Tout contre la Françafrique » : ma réponse à l’article confus de Marianne

Dans votre édition du 20 mai 2022, sous la plume de l’un de vos journalistes, Nicolas Quenel, il vous a plu de me présenter parmi les influenceurs « anti-France » dans les réseaux sociaux et autres médias suivis par les opinions africaines.

Rien de plus faux, car je n’ai rien contre la France, mais tout contre la Françafrique. Je voudrais donc ici, apporter des observations critiques aux confusions que votre article, qui par moments se réduit à de la pure propagande contre l’Afrique des libertés, semble vouloir expressément entretenir à propos de mon engagement citoyen, intellectuel et politique depuis plusieurs décennies.

En effet, votre article me reconnaît un discours lisse, une élégance philosophique, qui doivent être utilement mobilisées dans la lettre que voici, afin…

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Ferire? Coltivare

Merci chère Giusy pour ce partage qui réveille les mes rêves profonds,
Oublier que le temps, oublier de regarder ma montre ou de consulter mon téléphone, passe des heures remuer le sol, retire certaines herbes, planter et cueillir en même temps, rester des heures durant sans efforts. C’est comme cela que je sens ma relation a la terre, au jardinage ou à l’agriculture : l’activité qui me donne la joie, qui me donne les raisons de vivre, de continuer de marcher mêmes l’existence quotidienne devient pénible. Une fois que j’ai les doigts dans le sol, dans la terre comme dans cette photo publiée par Giusy, j’oublie le monde autour de moi, je n’entends plus de bruits autour de moi, la joie de voir la terre s’ouvrir et laisser émerger ces planter que vous avons semer, les voir grandir jour près jours : une sensation extraordinaire. Si j’ai un petit rêve fondateur en moi, celui que je ne laisserai jamais mourir c’est bien le rêve d’avoir une toute petite terre pour cultiver mes légumes, les fleurs, cultiver l’amitié l’amour…
Avec toutes mes amitiés et estimes

ilpensierononlineare

« Ferire la terra è ferire te stesso, e se altri feriscono la terra, feriscono te »

Bruce Chatwin

Coltivare la terra, un amore, un’amicizia.

Coltivare la passione, la rabbia che porta al cambiamento, la speranza, una relazione.

Coltivare il benessere (che sia per te e per l’altro; che sia per noi..).

Coltivare è rendere fruttifero, produttivo, -tramite cure, passione e dedizione- un terreno.

Sii il terreno delle tue relazioni.

Dott.ssa Giusy Di Maio

#PromozioneDelBenesserePsicologico

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Les véritables tissus made in Africa, Partie 2 : un tour de l’Afrique tout en étoffe

Notre grande richesse, notre trésor a proteger, a faire grandir encore et encore et a transmettre fièrement!

Agooɖojie

Le continent africain est le berceau de l’humanité et donc aussi celui des arts humains dont fait partie la confection d’étoffe. Dans plusieurs contrées du continent, il existe donc de magnifiques tissus issus du savoir-faire ancestral des peuples.

Sans plus trop de cérémonie, je vous invite donc à lire la suite de cette série sur les tissus made in Africa, et pourquoi pas, trouver le prochain pagne à ajouter à votre collection.

Le Velours du KasaÏ : le fruit de la collaboration des deux sexes

Dans la famille des étoffes tissées, je demande le velours du KasaÏ. Bien qu’il soit beaucoup moins plébiscité que le Kita, le velours du KasaÏ est lui aussi un tissu de rang royal. Il était auparavant l’apanage des nobles et des personnalités royales de la tribu Kuba dont les membres vivent actuellement, pour la plupart, en République Démocratique du Congo.

Avant l’apparition de ce tissu…

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Che pensi?

Merci Giusy pour cette belle publication,
Une merveilleuse chanteuse ! J’aime beaucoup la musique de Oumou Sangare. Cette fantastique chanson est en langue Bambara. Dans cette chanson « Moussolo » (Les femmes) l’artiste parle de la femme, la nation, le travail et l’engagement pour la patrie. Notre rêve peut être une chance pour les autres. Je pense qu’il est fondamental de rêver, nos rêves nous propulsent, nous donnent des rêver de nous lever le matin, de bouger, de mouvoir. Notre monde met très vite en face de la réalité, l’appelle incessant a la performance, la concurrence, il y’a très peu de place, alors seuls les plus réaliste, pratiques, les plus aptes à s’adapter. Tout ceci laisse peu de place au rêve pourtant fondamental, partie essentielle de nous !

ilpensierononlineare

…I sogni di pochi sono la fortuna di molti.

Dott.ssa Giusy Di Maio

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Mères célibataires, filles sans pères, chercheuses d’amour, femmes fortes, activistes des droits humains, puisez votre inspiration en Miriam

Bonjour chère Ngwane Eligui,
Toutes mes félicitations pour votre article !
Je trouve que cet article pertinent et même puissant. La première notion qui me touche en le lisant est la connaissance de nous-mêmes, de nos trésors culturels. Oui, prendre le temps de découvrir ce que nous avons, une richesse culturelle inépuisable, source incroyable d’apprentissage et d’inspiration. Comme vous le soulignez, je pense que ce pas est important pour nous africaines et africains. Miriam Makeba, comme beaucoup d’autres femmes sont des pionnières dont l’imitation peut être pour nous une source de force et de réconfort dans notre propre marche « Une leçon que nous femmes africaines ferions mieux de toutes intégrer au lieu de nous engluer dans des relations qui nous tuent parfois à petit », des exemples qui nous diront d’oser le pas, de prendre notre courage à bras-le-corps pour reconquérir notre liberté, sortir des relation ou nous existons pas, ou nous sommes prisonnières de l’autre, utilisées par l’autre et rongées au-dedans de nous-mêmes par la peur de quitter, la peur du vide, la peur de recommencer a nouveau…. Miriam Makeba, Aoua Keita du Mali, funmilayo_ransome-kuti du Nigeria, …..et tant d’autres peuvent nous d’inspirer dans notre lutte.

Féminine Afrique

Avant de commencer, je vous propose de vous plonger dans l’ambiance dans la quelle a été écrit cet article ou en lançant un best of sur votre plateforme préférée.

Il y a quelques semaines je suis allée voir le film “Tonton Manu” qui avait suivi le saxophoniste Manu Dibango dans ses répétitions et ses tournées juste avant qu’il ne décède des suites de la pandémie actuelle. Tonton Manu se désolait de notre méconnaissance de notre propre culture. Il pensait que nos dirigeants s’étaient trop focalisés sur notre retard technologique et en avait oublié ce qui était l’essentiel de notre âme, notre culture qui se perdait, que nous perdions. L’émission qu’il animait sur Africa n°1 avait fait un micro-trottoir dans les capitales d’Afrique francophones demandant aux passant.e.s s’il.elle.s connaissaient Miriam Makeba, et l’un des jeunes avait répondu “Miriam qui ?”. Miriam qui… Si je pense que nous devons effectivement répondre…

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Nero 0 Bianco 1: propaganda dell’idiota.

Chere Giusy,
En lisant cet article je ne peux dire combien je suis content et reconnaissant. Reconnaissant parce qu’il faut du courage, beaucoup d’audace pour s’attaquer à cette question avec autant de franchise et de sincérité ! La crise ukrainienne a mis à nue l’hypocrisie, la discrimination, le racisme, toutes les formes d’inégalités qui sont créés et protégées par les systèmes de nos sociétés. Triste, triste, il ne suffit pas d’être humain en souffrance, vulnérable pour susciter de la compassion, de la solidarité véritable, mais aussi faut-il être humain appartenant à une certaine « race » pour que tous les bras se tendent pour vous accueillir…
Merci pour ton courage, pour la solidarité et la sensibilité.

ilpensierononlineare

Ho provato a non fare una riflessione psy, ma qualcosa in me oggi non va.

La (non) struttura delle mie riflessioni è sempre la stessa, l’inconscio va e io semplicemente scrivo.

In questi giorni così caotici in cui tutti sembrano muoversi ‘a core, come direbbe la mia lingua madre, non posso fare a meno di riflettere.

Il mio malessere gira sempre intorno ad una sola cosa; la differenza in peso (che a quanto pare si misura in oro, vista la differenza in termini economici di fondi stanziati dal governo), tra una vita nera e una bianca.

Il razzismo a me proprio non va giù, non ho altro modo per dirlo.

Nella stessa giornata (3 Aprile), contemporaneamente ci sono stati gli ennesimi cori razzisti (sempre dagli allegri bergamaschi) contro Kalidou Koulibaly (ho anche difficoltà a scrivere quello che è stato detto: provo vergogna) e da parte dei romanisti (altra gente…

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