Guinée/Femmes rurales : #FemmeVision2030 célèbre la Journée internationale dans des marchés !

Malgré les conditions difficiles, elles ne s’arrentent pas, avancent toujours…hommage à toutes les femmes.

ONG FEMMES, POUVOIR & DEVELOPPEMENT

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes rurales ce 15 octobre, #FemmeVision2030 a mis le Jour à profit pour initier des séries de rencontres avec les femmes vendeuses des produits locaux (allocos ou bananes plantain, manioc, arachide, gombos, …).  L’objectif : échanger avec ces combattantes des marchés de Matoto pour le bien- être social sur les difficultés qu’elles sont confrontées dans leur quotidien et éventuellement, recueillir leurs sollicitations envers l’Etat et les partenaires.   ‘’ Les femmes rurales cultivent une bonne nourriture pour toutes et tous’’ a été le thème choisi pour année 2021.

A Koundébougni, Mariama Camara, assise devant ses sacs d’arachides et manioc, dit ne plus savoir à quel saint se vouer. « Ces produits viennent dans les zones de Kindia, Coyah, Forécariah et Dubréka. Pour avoir un sac de 50 kilos d’arachides par exemple, il nous faut débloquer jusqu’à 50 mille francs guinéens. Et, le…

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Guinée : #FemmeVision2030 et FEDEP célèbrent la Journée internationale de la jeune fille sur fond de défis !

Vive la Femme, vive le courage et l’audace !

ONG FEMMES, POUVOIR & DEVELOPPEMENT

L’Organisation non gouvernementale ‘’Femmes, Pouvoir et Développement’’, FEDEP à travers la campagne #FemmeVision2030 s’est jointe au monde entier pour célébrer ce lundi 11 octobre 2021, la Journée internationale de la jeune fille à Kaloum, siège de ladite Organisation. Placée sous le thème : ‘’Génération numérique, Notre Génération’’, la célébration de cette journée de la fille a été chez FEDEP, une occasion pour outiller une dizaine de jeunes filles lycéennes et universitaires sur notamment l’inclusion et l’alphabétisation digitale qui  sont critiques pour le bien-être et la réussite des filles, ouvrant de nouveaux chemins vers l’apprentissage et le leadership’’. C’est pourquoi les organisatrices ont également décliné le thème général en y ajoutant un sous-thème : « My Voice, Our Equal Future » ;  ’’ Ma voix, l’égalité pour notre avenir’’pour intégrer l’aspect de la Génération Egalité.

Situant le contexte par
vidéoconférence, Fatoumata Chérif, Fondatrice #FemmeVision2030 et
de l’ONG, FEDEP a indiqué être très ravie de la…

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#NoToRacism.

En disant NON au racisme, nous disons NON à toutes les formes de discrimination. L’essence humaine est diversité, notre monde est diversité, pluralité. Nous luttons pour un monde plus juste et ouvert, ou nous, nos filles/fils vivrons libres, dans la reconnaissance et le respect des différences, dans l’égalité des chances, des opportunités, des compétences.
Merci infiniment chère Dott.ssa Giusy Di Maio, pour cette publication et la grande richesse de tous les textes et pensées de ton Blog. Mes amitiés.
Joseph

ilpensierononlineare

My skin is your skin: this is our skin.

Dott.ssa Giusy Di Maio.

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Le couple Mali-France : mariage forcé : coexistence difficile

« Merci la France » … « Dégage la France » … « La France va réorganiser ses troupes au Sahel, réduire les effectifs, « la France nous abandonne en plein vol » et toutes les réactions incendiaires, d’approbation et d’indignation. Le couple Mali-France : mariage forcé : coexistence difficile. Mais intérêts géopolitiques oblige : la coexistence se faire mais à quel prix ? Lorsque le mariage est un enfer, mortifère, nocif pour les partenaires et les fruits de leur union, le divorce, dure option, peut aider à sauver ce qui reste : le tourisme et le banditisme occupent du terrain, beaucoup de morts (le Mali n’arrête pas de compter ses morts, le nombre de soldats français morts augmente, beaucoup de personnes déracinées de leur vie, de leur terre, laissées en errance. La stratégie de guerre est-elle adaptée, efficace ? La politique de guerre, de lutte contre le terrorisme et le banditisme du couple Mali-France est-elle obsolète ? Le divorce dure réalité peut se présente comme une opportunité de redécouverte de soi, un point essentiel pour un nouveau départ. Le Couple Mali-France est-il prêt à faire ce saut ? Le couple va-t-il enfin oser cette décision qui donnera naissance à une ère nouvel ? Car tout ceci peut nous conduire à un chemin sur, a un moment historique, moment crucial. C’est une frontière, une fois que nous passons de l’autre côté les choses ne sont plus les mêmes, elles peuvent changer, même positivement et durablement. Traverser la frontière ici c’est sortir de tous les compromis et accommodations, sortir des jeux du cache-cache. Le Mali va-t-il survivre aux djihadistes, aux terroristes et a tous les groupes de bandits qui ne rêvent que d’occuper un territoire vaste et propices à toutes les formes de trafiques ? La France va-t-elle renoncer au prestige géopolitique que lui offre cette région de du continent ? Veut-elle voir cette position géopolitique être occupée par d’autres puissance comme la Russie, la chine, la Turquie ?

Blog.Jos

                                                                                     Joseph

Une indépendance à conquérir durablement

Une indépendance a conquérir durablement

La déclaration de notre indépendance en 1960 a représenté un moment inouï d’espoir et d’espérance. Cette déclaration d’indépendances promettait l’espérance d’un avenir diffèrent, d’un engagement pour le progrès, le bien-être de toutes/tous, la vie dans la dignité, la liberté retrouvée. Nos pères ont célébré cette victoire que représentait l’indépendance ! Mais, mais…

Très vite ces espoirs se sont transformés en cauchemars : partie gâchée, une indépendance empêchée et bafouée par nos politiques. Qui se sont divisés, tués, massacrées pour le pouvoir, pour le contrôle, pour l’unilatérale gestion du bien publique en complicité avec les impérialistes. Ils ont dans la plupart échouée de faire advenir l’indépendance, la liberté véritable dont rêvaient nos pères, nos mères le 22 septembre 1960.

A la place des voix électorales, se sont élevées les voix des plus forts, des dictateurs, des opportunistes, des amateurs avec les mêmes discours calculateurs. Prétendant faire mieux que leurs victimes ou promettant de faire mieux que la dernière fois, ils finissent par commettre les mêmes stupidités.

Pareil à des tares sur l’aire de leur nation, ils s’érigent eux-mêmes en gouvernants méprisant leurs sujets, ne se mêlant jamais à eux, hormis pour vider leurs bourses ou pour les exploiter à leur profit selon les termes de Thomas More, ne sachant gouverner qu’en enlevant aux citoyens la subsistance et les commodités de la vie.

Le bien du peuple est partagé entre les impérialistes et une petite poignée de dirigeant. Le peuple est privé de tout, dépouillé de sa dignité, vivant dans la peur de l’aujourd’hui et du lendemain.

L’impérialiste, lui n’a jamais tourné le dos aux immenses ressources naturelles indispensables à sa propre croissance.

L’omniprésent impérialiste est toujours présent : voleur, décideur, insolent, destructeur de la culture, dévastateurs de la nature et de nos traditions.

Des opportunistes et des amateurs se succèdent au trône. Les fils et les filles siègent auprès du père dans sur le Trône, les fils/filles remplacent les pères au trône : corruption, sectarisme, discrimination, favoritisme.

De 30 élèves dans la salle de classe, nous sommes aujourd’hui 130, 150 élèves dans la même salle de classe, pour un/e enseignant/e. Nous sommes très nombreux à aller en classe, mais très peu peuvent apprendre quelque chose.

Quand on parle d’éducation : ils veulent des chiffres, des statistiques, la quantité au profit de la qualité.

Plus l’Etat s’affaiblie, va en s’effondrant, chute libre : les institutions s’affaiblissent, et pendant ce temps les terroristes, djihadistes, les bandits et trafiquants du tout du rien deviennent les jours plus forts et plus imposants, tuant, massacrants laissant derrière eux la peur, des populations terrifiées.

Difficile, difficile situation, mais demain,

Le futur il est à nous, à toi, il est à nous.

C’est le temps de la marche, la marche pour nous libérer de nous-mêmes,

Nous libérer de la peur qui nous paralyse et bloque l’action.

Le futur qui est Maintenant, il nous faut agir.

Agir pour construire et reconstruire, bâtir la nation malienne.

Nous pouvons, nous devons, car c’est possible, car c’est le peuple qui donne le ton, le rythme du chant du pouvoir, le peuple est la source d’où découle le pouvoir et où il s’oriente.

Le peuple est l’essence et la finalité du pouvoir. Alors pour nous-mêmes, pour nos filles/fils, pour les leurs enfants nous marcherons pour changer l’histoire, pour bâtir les fondements d’une nouvelle histoire, une histoire fait de dignité, de liberté, de bien-être individuel et collectif, un bien-être, une liberté durablement conquise, sauvegarder et protégé d’une génération nouvelle a une autre.

Joseph 

Depuis 61 célébrée, mais jamais acquise en réalité : Indépendance

Depuis 61 célébrée, mais jamais acquise en réalité : Indépendance

61 ans déjà ! Très longues années de lutte pour beaucoup : longue marche, laborieuse chemin, du « Surplace » aussi pour d’autres ! Beaucoup de tentatives, beaucoup d’échecs, souvent de petites lueurs d’espoirs, depuis 61 célébrée, mais jamais acquise en réalité : Indépendance, liberté, l’autonomie, l’autodéfinition. Comme un enfant qui, fier de sa majorité quitte le toit familial, et s’envole, s’envole de ses propres ailes, conscient ou non de la responsabilité qu’implique cet envole, elle/il s’envole. Parce que courageuse, courageux et déterminée/e décidée/e de ne plus dépendre, de ne plus appartenir a, de ne plus s’assujettir. Aujourd’hui encore il ne nous faut cette fougue, l’impétuosité, la folie aveugle et courageuse comme tous les grands hommes et grandes dames de nos pays durant les années 1960 :

 « Camarades, vous pouvez faire confiance au Bureau politique, au Comité directeur. Nous voulons ce que vous voulez. Il n’y a pas de temps à perdre. Toutes les Maliennes et tous les Maliens doivent se considérer comme mobilisés pour la construction de la République du Mali, patrie de tous ceux qui sont fermement attachés à la réalisation de l’Indépendance et de l’Unité africaine, toutes les Maliennes et tous les Maliens doivent accepter tous les sacrifices pour que notre pays puisse sortir grandi, rayonnant, de l’épreuve qu’il traverse pour que les Africains libres, réellement libres, puissent, sans possibilité d’ingérence, s’unir pour que s’affirme une grande nation africaine qui marquera de son sceau la politique internationale, pour que la paix, espoir des peuples en voie de développement, s’établisse entre tous les pays » ( Modibo Kéïta Président de la République, 22 septembre 1960. https://malijet.com/ ).

Marcher sur leur trace aujourd’hui, n’est point s’ériger en « homme fort », tailler des lois sur mesure, encore moins s’accorder des amnisties. C’est oser s’engager durablement pour la patrie. S’engager pour la patrie aujourd’hui un acte de courage. Le courage qui déclenche une lutte tenace et indéfectible contre la corruption, le courage qui fait de l’éducation, la formation et l’enseignement du peuple son cheval de bataille.

Joseph

Des hommes forts pas nécessaires ! mais une loi forte, un Etat de droit, des grandes femmes de grands hommes oui !

Des hommes forts pas nécessaires ! mais une loi forte, l’Etat de droit, de grandes femmes de grands hommes oui !

Une seule chose reste encore sûre, il n’y a pas d’ « hommes forts » encore…

L’homme fort de…lorsqu’il y a un Coup d’Etat ou un Coup de force, qu’il soit militaire ou constitutionnel, ou dans le cas de la Monarchie dite démocratique au Tchad, il n’y a pas d’homme fort au départ. Il y a juste un coup d’Etat, des individus, de grands discours, de gros mots (Souvent les memes !), de grandes promesses (souvent les même !) beaucoup d’agitation : Comité de ci, Comité de ça ! Finir avec les nombreux maux qui minent les sociétés, désormais a sonné l’heure de la justice, le développement, le redressement, va finir la corruption…Longue listeDe Bamako à Conakry, d’Abidjan à Bissau, lorsqu’est réalisé le coup d’Etat ou le Coup de force il n’y a pas d’hommes fort, ils ne sont pas des hommes forts ! Ils sont pour certains une indignation, des agités, une source de peur et de crainte pour beaucoup, pour une multitude source d’espoir et d’espérance, l’espoir d’un nouveau départ. Mais aussi beaucoup d’interrogations : serait-ce maintenant le bon ? L’heure du nouveau départ tant souhaité est-il enfin arrivée ? Seront-ils enfin différents ?

Mais ils peuvent le devenir. Ils/elles le sont en devenir. Les hommes et les femmes qui, de loin ou de prêts réalisent ou collaborent aux Coups d’Etat peuvent devenir de femmes fortes, des hommes forts. Mais à la seule et grave condition de savoir s’effacer tôt, a temps, disparaitre. Mais pas sans avoir semer la graine, l’indispensable semence, l’irremplaçable semence, celle qui doit naitre d’eux et qui doit devenir la plus grande, la plus forte, plus forte que ses fondateurs et ses fondatrices : la LOI, l’Etat de DROIT.

Apres le coup d’Etat ce qui doit être pensée, repensée, semée, construite, protégée est la loi, l’Etat de droit.

Une loi au-dessus de Toutes/Tous et égale pour toutes et pour tous. Cette loi devant laquelle nous sommes tous égaux. Une loi non taillée sur mesure et qui ne soit à la merci de personne. Une loi que personne n’ose toucher que pour la rendre encore et encore plus forte, plus enracinée.

La loi que chaque génération, avec orgueil, reçoit, porte, protège. Une loi que personne n’ose écorcher par qu’elle nous rend tous/toutes libres, rend le vivre ensemble possible, au-delàs de nos multiples différences.

Seule cette loi doit être la plus forte, devenir forte, plus forte que ces fondateurs et fondatrices, être au-dessus de tous et de toutes : pour réduire les inégalités sociales, empêcher les discriminations ethniques, la discrimination entre hommes et femmes, contre le machisme.

Lorsque est fait un coup d’Etat, je ne vois pas d’homme fort, je ne crois pas nécessaires d’hommes forts : Il faut d’hommes et femmes courageux/courageuses pour fonder la LOI, l’Etat de droit. Une loi forte, une loi au-dessus de tous/Toutes. C’est seulement alors que l’histoire et des générations diront : ils sont des héros, elles sont des héroïnes, des patriotes, des hommes et des femmes mettant fin à la dictature par la force ont fondé les bases d’une société juste.

Et alors a la place des hommes dits forts, s’élèvera des lois fortes, des institutions solidement bâties pour l’épanouissement de l’humain. Ce chemin est celui de la courageuse citoyenne, du courageux citoyen et non d’homme dit fort!

Des hommes forts pas nécessaires ! mais une loi forte, un Etat de droit, des grandes femmes de grands hommes oui !

Joseph

Une année de bonheur !

Une année de bonheur !

A toutes et à tous, mes souhaits d’une agréable année 2021. Que nos rêves les plus profonds deviennent l’agréable surprise que nous offre cette année 2021. Puissent nos chemins croiser ceux des femmes et des hommes de bien, des personnes dont la simple rencontre nous transmette amour et amitié, paix et sécurité.

🎁🎁🎁

Para todos vós, o meu voto de um ano 2021 agradável. Possam os nossos sonhos mais profundos tornarem-se numa agradável oferecida por 2021. Possam os nossos Caminhos cruzarem-se com os de homens e mulheres de bem, pessoas cujo simples encontro transmite amor e alegria, paz e segurança.

Joseph

Dissertation: « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre »

Dissertation : exercice de réflexionQue pensez-vous de cette phrase de Winnicott ? Donnez un avis personnel. « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre »
          IntroductionÊtre des parents d’adolescents n’est pas une tâche toujours confortable. C’est une période singulièrement difficile. Un moment où la patience des parents est soumise à l’épreuve de la persévérance et du lâcher-prise. C’est un moment rude pour les parents et davantage pour le jeune adolescent. D’un côté, nous avons l’adolescent bouleversé et perdu devant son corps en grande mutation et, de l’autre côté, nous avons les parents qui vivent difficilement les nouveaux comportements (Souvent appelles déviants) et perturbateurs, le sentiment d’avoir perdu leur « bébé » jadis obéissant et calme. Dans cette réalité complexe que peuvent-ils faire ? N’ont-ils pas d’autres choix que de survivre ? Faut-il baisser les bras et attendre que cela passe ? Ou au contraire, doivent-ils, au-delà de la survie, être présents, jouer leur rôle de parents-conseillers, canalisateurs sans pour autant jouer aux inquisiteurs ?
                          Développement :Pour mieux traverser cette période agitée avec leur adolescent, la seule survie ne suffit pas. Les parents sont appelés à vivre et à jouer leur rôle de parents d’adolescent. Notamment celui d’être présents à ses côtés quand il le faut et l’accompagner en l’aidant à se faire une place dans l’univers des adultes. En réalité, pour traverser l’adolescence et s’envoler vers l’âge adulte le jeune enfant à plus que jamais besoin de ses parents, de leur amour et de leur présence. Il s’agit d’être présent et non envahissant. L’enfant a besoin de grandir. Et pour que ce besoin se réalise de façon effective, il faut une nécessaire rupture avec les parents dont la présence envahissante semble le maintenir dans son passé. Si l’adolescent s’éloigne de ses parents, s’isole et fuit les espaces communs qui le rapprochent de ces derniers, c’est parce qu’il veut avoir un espace à lui, son territoire. Ce désir de vivre loin ou caché du regard parental exprime son besoin de liberté et d’indépendance. Dans ce contexte, jouer efficacement son rôle de parents ne va pas de soi. Malgré, la distance créée et voulue par l’adolescent, ses réactions violentes et agressives, les parents sont appelés à être présents, être là pour lui. Mais une présence discrète et respectueuse de l’intimité de l’adolescent. En effet, toute autorité à cet âge est vécue comme pesante et généralement sa nécessité n’est pas bien comprise par l’adolescent. Il est évident que le poursuivre d’interrogatoires soupçonneux n’est ni la meilleure façon d’être présent ni la meilleure manière de tenir le rôle de parents durant cette période. De même vouloir tout savoir, suivre le plus petit détail de la vie de l’adolescent entraine à coup sûr une situation conflictuelle et explosive. Les parents, soumis à cette réalité complexe, peuvent naturellement éprouvés l’angoisse, la tentation de baisser les bras et de survivre tout simplement. Toutefois, la simple survie ne suffit pas, ils doivent accompagner avec subtilité et habilité, en adaptant les méthodes d’éducations, en trouvant la bonne distance, savoir se rendre présent et intervenir de façon adéquate et au bon moment. Savoir tenir le cap en conciliant fermeté et souplesse surtout quand l’adolescent affiche délibérément des attitudes provocatrices et conflictuelles. Car au final le parent demeure celui qui doit canaliser l’enfant pendant cette traversée tumultueuse, l’amener à éviter les extrêmes en fixant avec fermeté et tact les lignes rouges.
      En conclusionIl paraît important que pour une meilleure traversée de cette période transitoire et pour une meilleure entrée dans l’univers des adultes la présence des parents est indispensable. Certes, la période est difficile pour les parents comme pour l’adolescent mais les parents ne peuvent pas se contenter de survivre. Même si l’adolescent les fuit, s’éloigne d’eux et éprouve de l’hostilité envers eux, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a besoin d’eux, d’interlocuteurs et d’esprits ouverts. Le parent au-delà de la survie, est invité à établir un nécessaire dialogue ouvert avec l’adolescent pour désamorcer certaines rebellions explosives et négocier certains virages délicats.
    Source :Dissertation : « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre » classe 1è et Terminale et t | Les bribes du sens: PENSER, AGIR, CONSTRUIRE… (wordpress.com)   Joseph
Joseph

Dissertation philosophique, méthodologie et exemple

De petits exercices de réflexions : dissertation philosophique, méthodologie et exemple.
          Qu’est-ce qu’une dissertation ?  La dissertation, qu’elle soit littéraire ou philosophique est un exercice de réflexion avant tout. Un exercice dans lequel il est demandé à l’élève de réfléchir sur un sujet, un thème ou une notion précise. Il s’agit de réfléchir et d’apporter une réponse, mieux encore sa réponse personnelle à une question posée. En effet, lorsque nous sommes devant un sujet, nous sommes en réalité devant un problème qui attend de nous une résolution, nous sommes en face d’une interrogation qui attend notre réponse. Nous disons « ma » réponse, car il ne s’agit nullement de baigner dans une vague généralité, il est bien question d’apporter notre solution critique à la question. C’est un exercice qui mobilise l’ensemble de notre savoir et de notre savoir-faire. Le savoir-faire est ici indispensable, puisque notre réponse à la question n’est valable que lorsqu’elle suit une méthode. Elle doit être structurée pour être pertinente et cohérente. C’est dire que la dissertation exige de la rigueur, de l’application et de la cohérence dans le développement et l’enchainement des idées. Sans cohérence, il y’a pas de dissertation. La rigueur dans le respect de la méthode, des étapes, dans le choix des mots et dans la présentation du travail.
      Comprendre mon sujetEst-il possible de répondre à une interrogation que vous n’avez pas comprise ? De toute évidence, s’adonner à un tel exercice est une aventure sans issue favorable. D’où l’importance de prendre le temps qu’il faut pour cerner le sujet. Je ne peux résoudre le problème posé par le sujet que si je saisis d’abord le problème. Je dois impérativement me soucier de savoir quel est le problème posé par ce sujet ? Sur quoi ce sujet m’invite à réfléchir ? Ainsi, pour découvrir ce problème il me faut lire, relire encore et encore mon sujet. La lecture et la relecture du sujet est une étape déterminante dans l’exercice de la dissertation. Elle est la clé d’accès à votre sujet. Le sujet semble opaque à première vue, alors pour le percer, le comprendre, il faut le lire, le relire en prenant le temps de s’arrêter sur les mots clés, les expressions clés tout en les soulignant. Savoir cerner le sujet et dégager le problème qu’il contient est ce qu’il y a de plus difficile dans une dissertation.
Se poser des questions  Que me demande-t-on de faire dans ce sujet ? Quel problème suis-je invité à analyser et à résoudre ? Sur quelle notion, (philosophique, littéraire, culturelle, politique ou traditionnelle) je suis appelé à exercer ma réflexion ? Auxquelles de mes connaissances ce sujet me renvoie-t-il ?
Les trois parties d’une dissertationUne fois la partie la plus difficile passée, à savoir cerner le problème que pose le sujet, nous pouvons alors aisément procéder à la résolution du problème en suivant avec rigueur les trois parties de la dissertation : l’introduction, le développement ou corps du travail et la conclusion
                      L’introductionQu’on ne se voile pas la face, l’introduction d’une dissertation est d’une importance capitale. L’intérêt et l’attention qu’un correcteur portera sur l’ensemble de votre réflexion dépend de votre introduction. D’où l’importance de la traiter avec soin. Notons qu’elle doit être intégralement rédigée sur votre brouillon. Que faut-il écrire dans l’introduction d’une dissertation ? L’introduction d’une dissertation littéraire ou philosophique comprend trois points essentiels : Amener le sujet Poser le problème, la problématique Poser le plan Je pars du postulat que mon correcteur ne connait rien du sujet. C’est donc grâce à l’explicitation que je ferai qu’il aura une intelligence du sujet. – D’abord, amener le sujet, par une idée générale, dont le sujet représente un aspect particulier. Cette idée ne doit pas être trop générale. Elle peut être liée à une perspective historique, ou bien évoquer une anecdote littéraire. Puis, poser le sujet. S’il s’agit d’une citation courte, on la recopie intégralement ; si la citation est longue, on en cite les passages essentiels. – Ensuite, formuler la problématique, par une phrase claire et nette, affirmant une contradiction, ou posant une question. – Enfin, annoncer le plan de manière explicite et sans ambiguïté, éviter toute lourdeur didactique. Le correcteur doit savoir à quoi s’attendre dans la suite de la copie. Deux exemples : Sujet 1 : « La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre » Que pensez-vous de cette phrase de Winnicott ? Donnez un avis personnel. Introduction : Être des parents d’adolescents n’est pas une tâche toujours confortable. C’est une période singulièrement difficile. Un moment où la patience des parents est soumise à l’épreuve de la patience et du lâcher-prise. C’est un moment rude pour les parents et davantage pour le jeune adolescent. D’un côté, nous avons l’adolescent bouleversé et perdu devant son corps en grande mutation et de l’autre côté, nous avons les parents qui vivent difficilement les comportements déviants et perturbateurs, le sentiment d’avoir perdu leur « bébé » jadis obéissant et calme. Dans cette réalité complexe que peuvent-ils faire ? N’ont-ils pas d’autres choix que de survivre ? Faut-il baisser les bras et attendre que cela passe ? Ou au contraire, doivent-ils, au-delà de la survie, être présents, jouer leur rôle de parents-conseillers, canalisateurs sans pour autant jouer aux inquisiteurs ? Sujet 2 : Maria Montessori, pédagogue italienne, rapportait ces propos qu’elle tenait d’un enfant de 5 ans : « Aide-moi à faire tout seul ». Qu’en pensez-vous ? Conseil : N’oubliez pas d’établir un plan clair et précis avec : Introduction Développement avec une idée directrice à chaque partie. Conclusion Introduction : D’une façon générale, l’éducation est la voie par excellence par laquelle l’enfant fait son entrée dans la vie sociale. Toute œuvre éducative, qu’elle soit familiale, scolaire ou sociale, a des objectifs parmi lesquels : la formation à l’autonomie est capitale. Pendant les premières années de sa vie l’enfant est entièrement dépendant des adultes. Et une des aspirations profondes de l’éducation est de faire de cet enfant, dépendant, un être libre et autonome, désormais capable de s’assumer. N’est-ce pas pourquoi cet enfant de cinq ans demande à la pédagogue italienne de lui apprendre à faire tout seul ? Dans le but de mieux examiner cette demande légitime de l’enfant, notre réflexion sera construite sur deux points essentiels. Le premier point sera une réflexion sur l’aide et le soutien que l’enfant attend de l’adulte et dans le second point, nous nous pencherons sur la relation entre le soutien à apporter à l’enfant et l’ouverture à l’autonomie et à l’indépendance de l’apprenant. L’autonomisation ne devrait-elle pas être l’objectif premier et principal de tout projet éducatif ?
          Le développement ou corps du travail.La structure du développement dépend du type de sujet. Le développement d’un sujet dialectique caractérisé la discussion et l’argumentation, sera structuré autour d’une thèse, d’une antithèse et d’une synthèse. Tandis que le développement d’un plan comparatif suivra une logique progressive déférente : il commence par une définition élémentaire pour progressivement atterrir sur une définition plus rigoureuse et scientifique. Enchaine ensuite par une étude comparative des ressemblances, des points de similitudes entre les notions en face. Et enfin, une analyse des divergences, une présentation des points de différences, ce qui oppose les deux concepts, les deux faits ou les deux notions. Celui d’un plan notionnel suit également un développement progressif. Il part d’une définition commune et générale à une définition philosophique. Ensuite, l’analyse de la notion : son actualité, son enjeu, son importance et les différentes notions parallèles. Les problématiques qu’elle soulève. Pour réussir son développement, il est important d’aérer son argumentation, c’est-à-dire, structurer sa réflexion par paragraphe. Un paragraphe ne doit contenir qu’une seule idée.  L’idée est annoncée de façon claire et précise, ensuite elle est argumentée, expliquée et expliquée et enfin appuyée et illustrée par des exemples et des citations.
              La conclusionLa conclusion, si elle est la dernière partie du travail, elle n’est pas moins importance que les parties précédentes. Elle comprend trois points principaux et tout comme l’introduction elle doit être intégralement rédigée sur le brouillon avant d’être recopiée sur la feuille. –          Le rappel du sujet –          La réponse à la question, la résolution que je propose au problème posé par le sujet. –          L’ouverture du sujet. Exemples : Tout au long de notre réflexion nous nous sommes penchés sur cette affirmation : La seule chose que peuvent faire des parents d’adolescents, c’est survivre. En conclusion, il paraît important que pour une meilleure traversée de cette période transitoire et pour une meilleure entrée dans l’univers des adultes la présence des parents est indispensable. Certes, la période est difficile pour les parents comme pour l’adolescent mais les parents ne peuvent pas se contenter de survivre. Même si l’adolescent les fuit, s’éloigne d’eux et éprouve de l’hostilité envers eux, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a besoin d’eux, d’interlocuteurs et d’esprits ouverts. Le parent au-delà de la survie, est invité à établir un nécessaire dialogue ouvert avec l’adolescent pour amorcer certaines rebellions explosives et négocier certains virages délicats. Maintenir à tout prix le dialogue et la communication se serait-il pas un des meilleurs moyens pour le parent et l’adolescent de traverser cette période délicate ? Exemple 2 : Dans ce travail, nous avons analysé tour à tour, le nécessaire aide à apporter à l’enfant pendant les débuts de l’apprentissage et la question de l’autonomisation progressive de ce dernier. En conclusion, nous disons que l’éducation joue un rôle essentiel et incontournable dans le processus d’humanisation de l’enfant. Dans ce processus, le maître est central. Pour bien réussir sa mission d’éducateur, il se rend d’abord, présent, disponible et attentif aux besoins de l’enfant. Et ensuite, ce soutien doit aboutir à une seconde tâche fondamentale : rendre l’autonomie et l’indépendance possible à l’enfant. Il s’agit de répondre à son besoin existentiel : « Aide-moi à faire tout seul ».
L’usage des citations, des exemples et des connecteurs logiques :  Les références philosophiques ne sont pas indispensables dans la mesure où l’on fait preuve de réflexion personnelle et d’un réel souci de dépassement de l’opinion. Toutefois, la réflexion mérite le plus souvent d’être soutenue par des auteurs qui ont pour la plupart consacré leur vie à la recherche philosophique. Leur travail nous donne des outils pour penser, des pistes de réflexion que l’on peut suivre en aucun cas les citations ne nous dispensent de réfléchir. Chaque référence doit ainsi être amenée par un argument personnel et ne peut servir que de confirmation ou d’approfondissement par rapport à ce qui au départ vient de soi. Les transitions ou connecteurs logiques sont indispensables pour lier les différents éléments de la progression, les différents mouvements entre eux, et pour donner un sens clair à l’orientation choisie. Elles ont deux fonctions : synthétiser le mouvement précédent par une affirmation claire et récapitulative par rapport au sujet, et annoncer le mouvement suivant si possible sous la forme d’une ou plusieurs question(s) bien centrée(s) sur le sujet, elles exposent l’état du problème philosophique et le redéfinissent afin de maintenir une continuité dans l’argumentation. L’exemple est nécessaire, il permet de présenter les conditions de mise en scène, de représentation et de travail de la notion abstraite, donc le plan de l’expérience réelle ou possible. Le bon exemple est celui qui nous introduit dans   la chaîne de vérification de la vérité de ce qu’on avance, il doit mener la réflexion vers le concept et doit conduire le lecteur vers l’intelligence de l’idée. Le bon exemple a de réelles vertus : communiquer, donner matière à explication, illustrer, faire apparaître, permettre de vérifier la compréhension dans les travaux pratiques de la description, mais surtout, il doit faire venir les concepts, permettre de les convoquer, d’en montrer la puissance explicative.     Source : Dissertation philosophique, Méthode, exemple | Les bribes du sens: PENSER, AGIR, CONSTRUIRE… (wordpress.com)
Joseph